Mode sombre

Dans le cadre des Élections européennes du 9 juin prochain, Libres Commères ouvre ses colonnes à toutes les listes présentes sur le Pays dolois afin d’éclairer notre lectorat sur l’enjeu de ce scrutin. Nul format imposé, nulle longueur exigée, nulle tonalité rhétorique requise : nous nous sommes engagés à ne pas retoucher les textes qui nous ont été remis. La tribune devait cependant répondre à ces deux questions :

  1. A quoi sert le Parlement européen ? (Pourquoi voter ?)
  2. Pourquoi voter pour votre liste ?

Nous vous livrons donc ces articles dans l’ordre de leur réception à la rédaction.  

Dans la mesure où nous n’avons pas toujours su où nous adresser, les responsables des listes non-contactées peuvent encore nous envoyer leur texte via la boite à courriels de notre site.

 

La liste Gauche Unie pour le monde du travail, conduite par Léon Deffontaines et le Parti communiste, porte une alternative politique afin de construire une Europe du progrès, de la coopération, ainsi qu’une force capable de remettre la gauche au centre du jeu politique.

La liste Gauche Unie prétend tout d’abord incarner un renouveau pour la gauche française, qui renoue avec ses combats historiques, là où la gauche s’est construite  : le travail, l’usine, le progrès social. Comme l’a récemment répété notre tête de liste, il s’agit d’adopter un angle d’attaque propice pour chasser sur les terres du RN, une gauche qui se place en dehors des deux gauches préexistantes, l’une libérale, l’autre polémiste. Comprenons, chers amis, que si nous sommes tous consternés par les effets de la dédiabolisation sur les scores du RN, nous ne devons pas nous étonner que la stratégie inverse, celle «  du bruit et de la fureur  », produise également des effets inverses. Le PCF, et ses alliés de la Gauche Républicaine et Socialiste, de l’Engagement et des Radicaux de Gauche, se place précisément pour objectif de remettre la question du travail et de la défense des travailleurs au centre de ses discours, et de sa liste, composée notamment de syndicalistes, d’ouvriers, d’entrepreneurs et de personnes issues de la société civile. Pour la gauche, c’est la dernière chance de barrer la route aux réactionnaires.

C’est aussi et surtout, une vision de l’Europe. Des années 1950 et la dénonciation d’une construction européenne pour le patronat au détriment d’une Europe des travailleurs, jusqu’au référendum de 2005, en passant par l’eurocommunisme, le PCF a toujours défendu l’idée d’une construction européenne de coopération économique et politique, et de progrès social. La construction européenne actuelle, qui met les peuples en concurrence, les pousse à la dévaluation interne depuis l’adoption du marché et de la monnaie uniques, plutôt que de contribuer au rapprochement des peuples européens, les ligue les uns contre les autres. Comment s’étonner de la progression des populistes de droite et de l’euroscepticisme, lorsque la moitié de notre tissu industriel part en fumée, pour s’installer en Asie bien-sûr, mais aussi en Europe de l’Est  ? Comment promettre une Europe de la paix et de la prospérité, lorsqu’elle ruine les sociétés industrielles qui la composent, impose un chômage de masse, et devient une superstructure ordo-libérale et technocrate ?

L’Europe mérite mieux, et c’est parce que nous sommes convaincus que la coopération européenne est une excellente chose, que la construction politique européenne pourrait permettre des progrès immenses dans tous les domaines, des politiques globales, par exemple en matière d’écologie, que nous devons, pour la sauver, mettre un terme à cette Europe des trusts, de la concurrence acharnée et de l’ordo-libéralisme. Changeons l’Europe pour la sauver. Cela passe bien-sûr, comme le mentionne notre programme, par l’égalité salariale femmes-hommes au niveau européen, par la sortie du marché européen de l’énergie, la remise en cause des traités de libre-échange et la mise en place de mesures protectionnistes à l’échelle européenne et nationale. Aussi, la mise en place de 12 grands travaux européens pour la transition écologique, la création d’un fonds européen pour le financement des services publics avec l’argent de la BCE, ou encore la refondation de la PAC et la nationalisation d’entreprises stratégiques. Ces mesures ne sont qu’un échantillon de tout ce que nous pourrions faire ensemble, en Europe, pour la prospérité et le bien-être des nations qui la composent, à condition que nous changions l’Europe en profondeur.

Enfin, il y a bien-sûr les mesures concrètes et immédiates, mais également un cap, une route à suivre. Le communisme est davantage qu’un modèle socio-économique ; c’est une manière de penser la vie en société. Lorsque chacun se préoccupe de l’autre, de son bonheur, des bienfaits qui peuvent améliorer sa vie. Lorsque nous reprenons le contrôle de nos vies, de notre travail, des richesses qui sont, par essence, copossédées, puisque produites par tous. Le combat pour le droit de chacun à disposer de soi, à s’exprimer, à bien vivre, en sécurité, à être heureux. Nous, communistes, qui avons apporté au pays le droit de vote des femmes, la Sécurité Sociale, le statut de la fonction publique, le système des retraites et combien d’autres conquis. Nous qui avons à coeur de libérer la société du besoin de produire toujours plus, sans aucun autre horizon que l’épuisement de la nature et des corps. Nous, communistes, pour porter ce combat en Europe, avons choisi Léon Deffontaines, et la liste de la Gauche Unie pour le monde du travail, pour les élections européennes du 9 juin.

Ensemble, forces de gauche, travailleuses et travailleurs, reprenons la main, en France et en Europe  !

« Il n’y a qu’un moyen d’abolir la guerre entre les peuples, c’est d’abolir la guerre économique. » Jean Jaurès

Maxence Nicolin pour le PCF Dole


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