On se fait bananer
Laissons les héritiers de Nicolas Sarkozy et les nostalgiques de Pétain appeler à la croisade anti-LFi pour affoler les faibles d’esprit et revenons aux choses sérieuses. L’affaire Epstein ne doit pas être enterrée par toutes les fariboles que ceux qui pourraient bien être dans les petits papiers des deux maquereaux suicidés vont inventer pour détourner les projecteurs. Et que dire des magouilles et autres saloperies que la bourgeoisie en soins palliatifs va nous déballer jusqu’au départ de Macron. J’aimerais parler de chute mais le dernier de cordée va fixer tellement de pitons de rappel que le Château d’If devra encore attendre pour accueillir le traitre.
L’objectif reste le déboulonnage de cette république qui permet aux gourdes et aux salauds d’encore prétendre incarner la démocratie. Les soi-disant représentants sont pour la plupart soit abjects soit affligeants. Il n’y a rien à attendre d’un tel système où les pintades et les requins se cooptent. Vous me croyez anti-républicain ? Si Sermier, Dalloz, Gruet, Fassenet et Pernot incarnent le camp républicain, ce sera en effet sans moi. Leur embonpoint est une invitation à changer de régime.
Ouvrons une parenthèse. Comme l’actualité nous rattrape presqu’à chaque bouclage, ça devient périlleux d’écrire les éditos un peu à l’avance. En pleine débâcle, l’impérialisme américano-sioniste lâche ses bombes sur l’Iran qui riposte. Le vieux mollah rétrograde mais contre la fabrication de l’arme nucléaire a été tué. Et avec lui sans doute pas mal de civils. Des mômes qui n’ont rien demandé. On s’attend bien évidemment à ce que nos « républicains » locaux ne condamnent aucune violence, hormis les méchants musulmans, et qu’ils s’alignent derrière les bourrins du monde occidental. En fait, non ! on n’attend rien d’eux. Qu’ils se terrent sans un mot dans l’abri au fond du jardin, c’est aussi bien. Fin de la parenthèse.
Récemment, un visiteur du mur FB de Libres Commères s’étonnait que nous puissions nous prétendre « non-encartés » tout en étant à « gauche gauche, et même à gauche toute ». Vu comment Laurent Nun(tilde)ez distribue les cartes, autant se défausser. Il ne s’agit plus de rebattre les cartons d’invitation mais d’inventer un nouveau jeu sans laquais grassement payés pour donner l’illusion que les institutions fonctionnent encore.
J’entends déjà le choeur des cafards offusqués : « Ah, ben, si vous êtes si malin, qu’est-ce que vous allez mettre à la place ? On aimerait vous y voir, hein ! Gnagnagna… »
Si je prétendais avoir la solution clé en main, je serais un dictateur en herbe. Mais comme je n’en ai ni l’envie ni la carrure, je me contente de pointer les dérives du régime républicain actuel et de participer à la réflexion hors du carcan néolibéral. Y a déjà un boulot monstrueux pour faire tomber les oeillères euro-atlantistes et pour amener à penser au-delà du spectre capitaliste.
Laissons les incurables dans leur hémicirque et tâchons d’imaginer un horizon politique sans président ni Wauquiez ni Branco. Respirons un bon coup en éteignant le tumulte médiatique ! Croyez-moi, ça fait un bien fou !
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À propos de l'auteur(e) :
Christophe Martin
Passionné de sciences humaines mais d'origine bretonne, je mets mes études en anthropologie et mon humour situationniste au service de mon action politique et sociale.