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Mode sombre

On est à peu près 120 à recevoir chaque mois un mail nous indiquant que Laura Jeanney poursuit son périple musical international avec une belle régularité et une sérénité à toute épreuve. Là, déjà, j’ai tort de vous l’annoncer sur ce ton gnangnan digne d’un correspondant local de presse parce qu’en fait, c’est un projet de ouf, cette histoire de covers all over the world! Mais reprenons depuis le début. Laura Jeanney est tavelloise et vous avez sûrement eu l’occasion de l’entendre avec sa soeur à une fête de la musique à Dole dans le duo Lauraline ou avec les Bandits. Depuis le 21 janvier, la chanteuse propose chaque mois la reprise d’une chanson, chacune d’elles représentant un pays. Il y a 197 pays dans le monde, à raison de 12 mois par an, cela représente 16 ans et 5 mois et cela nous mènera en 2033 ou 2034. Laura ne sera plus toute jeune et moi encore moins. Ça vaut ce que ça vaut artistiquement mais la performance souvent multi instru mérite à elle-seule ce petit billet. Imaginez que Laura se coltine à chaque performance une nouvelle langue. D’accord elle n’apprend pas à la parler pour de vrai et c’est probablement à peine compréhensible dans le pays d’origine mais c’est quand même carrément dément. Et Laura poursuit sa route sans faiblir. Taala Tchouf de Balqees qui représente le Yémen (c'est bien de penser à ce pays qui se meurt) a enregistré un pic de vues et une petite polémique en commentaires. Mais c’est Mayli Manda de Rayhon de l’Ouzbékistan qui, avec 4648, semble détenir pour l’instant le record. Le 21 janvier, Laura s’est attaquée au khmer (ça rime riche avec Libres Commères) et ce 21 février, Dieu sait ce que nous réserve notre chanteuse globe-trotter polyglotte. Alors, allez voir sur sa chaine youtube ce que le mois de février de cette année bissextile lui aura inspiré. Disponible à partir du 21 de chaque mois.

 

https://www.youtube.com/channel/UChc9Ua0HEu3TciL1q9Zf_Sw


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À propos de l'auteur(e) :

Christophe Martin

Passionné de sciences humaines mais d'origine bretonne, je mets mes études en anthropologie et mon humour situationniste au service de mon action politique et sociale.


Formateur dans l'industrie et pigiste au Progrès

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