Culture

Actes de « vandalisme »  dans les musées sans destruction des œuvres?

Publié le 08/01/2023 à 17:12 | Écrit par La Rédac' | Temps de lecture : 01m00s

Ces actions sont celles d’une génération qui va vivre sur une planète aux ressources épuisées par les générations précédentes. Ces actes font  écho au mouvement Dada, avant-garde conduite par des artistes qui voient leur avenir barré par la Grande Guerre et inventent, angoisse et révolte mêlées, des formes d’expression nouvelles, à même de choquer la bienséance bourgeoise des cercles cultivés d’alors. Théâtre muet, scénographie affligeante, poésie hurlante, récupération d’images populaires dans les collages. Les dadaïstes n’étaient pas à une provocation violente près, mais pour s’en tenir aux seuls actes iconoclastes, si Marcel Duchamp a collé une moustache sur une reproduction de la Joconde (LHOOQ, 1919), seuls les amateurs d'art s'en souviennent. Les activistes qui aujourd’hui se collent aux cadres de chef d’œuvres ont les réseaux sociaux pour amplifier leurs « happenings » contestataires. Rien des modes d’actions ne se perd, tout se transforme. MAC. 

Post-scriptum: pour la petite histoire (de l’art) et des trois frangins, Marcel (Duchamp) est réformé, Raymond (Duchamp-Villon), sculpteur, meurt en 1918 d’une fièvre typhoïde contractée sur le terrain des opérations militaires en Champagne. Jacques Villon (pseudo de Gaston Emile Duchamp) peintre amoureux du poète homonyme, combat en Champagne aussi, puis on l’affecte au service du camouflage, géniale opportunité pour finir la guerre planqué




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