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Mode sombre

Comme beaucoup, j'ai appris la fermeture de l'usine Kohler Jacob Delafon à Damparis et le licenciement des 151 personnes travaillant sur ce site, avec stupeur. Si aucun repreneur ne pointe le bout de son nez, l'histoire débutée en 1899 s’achèvera en un claquement de doigts. 

Le titre fait référence à la phrase de Jacques Cheminade, trublion climatosceptique contre "l'oligarchie financière", et candidat à la présidentielle à trois reprises, "je suis un homme en colère"... (le lien: https://youtu.be/YByKgoqXapM )

Et pourtant, quel lien entre Cheminade et la fermeture de l'usine de Damparis ? Tout d'abord l'homophonie entre "colère" et "Kohler" permettait de lancer au mieux le rapport entre la finance (et son système profitant aux grands groupes plus qu'aux artisans) avec le possible licenciement de 151 personnes. Car la fin d'un monument industriel comme Jacob Delafon inquiète et surprend. Pour rappel, le chiffre d'affaires de Kohler France s'élevait à 159 millions d'euros en 2018. Et on ne parle pas du groupe au niveau mondial… 

Depuis l'annonce de la nouvelle, la semaine dernière, les réactions politiques pleuvent. Michel Ginies et son équipe municipale ont été à la rencontre des employés, le député Sermier et le président du Grand Dole, Jean-Pascal Fichère, veulent essayer d'agir si on se fie à leurs promesses, même si cela reste que des promesses, on ne connaît pas leur plan de défense… Philippe Genestier et Françoise Barthoulot, les seuls élus de gauche au conseil départemental, se sont rendus eux aussi auprès des salariés. L’opposition au conseil municipal de Damparis n’a pas encore réagi via sa page Facebook (NDLR au 9 septembre 2020 à 19 heures) quant à la possible fermeture du site. 

Pour une fois, l’opposition ne pourra pas jeter la pierre au maire de Damparis. Mais nous sommes à six mois des élections départementales, l’autre élection locale importante derrière les municipales, l'enjeu de l'emploi devrait être un thème important dans la campagne. En espérant que la récupération politique n’éclipsera pas trop le drame social qui pourrait se jouer en cas de fermeture de l'usine Jacob Delafon. 151 emplois et 120 ans d’histoire sont menacés par le monde d’avant, et peut-être par le monde d’après ?

Alexandre Job


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La Rédac'

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