Culture

Week-end europsychédélique

Publié le 07 nov. 2020 à 12:59 | Écrit par
Christophe Martin
| Temps de lecture : 01m39s

Anton Newcombe tient une forme olympique. De son studio berlinois, le génial leader (eh oui, ça existe, monde politique de M… !) du mythique Brian Jonestown Massacre, aligne les morceaux qu’il lâche sur YouTube tous les deux ou trois jours depuis deux semaine environ.  Il a déjà quelque 300 titres au compteur et compose plus vite que son ombre. Newcombe possède un son qu’on peut qualifier de rock psychédélique ascendant shoegazing matiné de pop folk. Enfin, on ne sait jamais trop où il regarde vu que le californien porte toujours des lunettes de soleil plaquées sur ses rouflaquettes. La page Wikipedia du bonhomme est aussi bordélique que sa musique un rien garage, pas trop léchée et à peine terminée. Il y a pourtant toujours une harmonie mélancolique qui se dégage de tout ce qu’il compose. Ses dernières compos sont agrémentées de vidéos d’genre pulp sexy ringardes qui n’auraient pas déplus à un Warhol sous acides. Musicalement, pour moi, ça n’atteint pas l’imperfection urgente des trois derniers albums de BJM mais c’est une occasion d’aller passer une journée entière en confinement avec ce musicien qui mérite vraiment le nom d’indépendant en ce sens qu’il a toujours tout fait pour ne jamais vraiment réussir sans rien rater pourtant. Si vous ne savez pas qui est Joel Gion, il est également impératif de cliquer ici pour voir ce tambourine man à rouflaquettes (eh oui encore!) en concert, sorte de McMurphy cool, pataphysique et pas mauvais musicien quand il travaille à son compte. Loufoque et indispensable. Sinon, Anton Newcombe a donné sa patte en début d’année à un autre projet L’épée, presque plus yéyé que psyché. Vous serez peut-être surpris d’y retrouver The Limiñanas et l’actrice et chanteuse Emmanuelle Seigner. Elle y chante à côté de la plaque, un peu comme Bardot (Newcombe aime Gainsbourg) et c’est pas mal du tout au final. Sous la chanson Lou (hommage très Velvet à Reed, pas à Doillon!), vous avez un résumé du projet, ça vous fera bosser votre anglais. Bon, je vous laisse, j’ai encore deux heures d’Eric Sadin à me fader sur Thinkerview avant d’attaquer « Danger: Diabolik » en V.O… malgré les cons!



À propos de l'auteur(e) :

Christophe Martin

Passionné de sciences humaines mais d'origine bretonne, je mets mes études en anthropologie et mon humour situationniste au service de mon action politique et sociale.

Formateur dans l'industrie et pigiste au Progrès
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