Soyons luxemburgeois
Le numéro papier du canard est disponible aux points habituels et on pourra nous trouver jeudi soir à la salle des Commards (Malet). En voici l’édito :
« Il faut travailler et faire ce que l’on peut, et pour le reste, tout prendre avec légèreté et bonne humeur. On ne se rend pas la vie meilleure en étant amer », écrivait Rosa Luxemburg qui ne fit pas autre chose que tout son possible pour rendre le monde meilleur avec un petit sourire.
Pour ceux qui ne seraient pas au parfum, malgré son nom de princesse d’opérette, Rosa Luxemburg a fondé avec Karl Liebknecht la Ligue Spartakiste, un parti révolutionnaire communiste en Allemagne durant la grande boucherie de 14-18. Ils seront tous les deux sauvagement assassinés en 1919 par les Freikorps, des mercenaires d’extrême droite. Voilà pour ceux qui pensent, non sans quelques raisons, que je suis un germanophobe chronique, Reichophobe, serais-je tenté de dire.
Car l’ennui avec l’Allemagne, c’est que pour une Rosa Luxemburg, tu as 50 Ursula von der Leyen et que ces affairistes autoritaires et sans scrupules torpillent tout ce qui est français et qui peut faire de l’ombre à la puissance allemande qui est européiste quand ça l’arrange.
Bon revenons-en à la nécessaire bonne humeur pour les lutteurs de classe. C’est dans cet esprit que nous avons essayé de vous concocter ce nouveau numéro, entre déconnade primesautière et sérieux travail d’analyse. La gravité ne doit pas nous clouer au sol. Laissons les oripeaux lugubres aux assassins de la démocratie et chantons l’absurdité de tout ce délire. Et comme disait Nietzsche… Nan, je déconne !
Article mis à disposition selon les termes de la Licence
Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0
International.
À propos de l'auteur(e) :
Christophe Martin
Passionné de sciences humaines mais d'origine bretonne, je mets mes études en anthropologie et mon humour situationniste au service de mon action politique et sociale.