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Mode sombre

Je ne vais pas refaire ici le catalogue des mauvais coups quotidiens que nous assène ce gouvernement, au propre comme au figuré. L’épidémie a mis en lumière la trame qui guide leurs décisions : ils se fichent de nos conditions de vie et de santé, ils travaillent pour une petite caste bien soudée qui n’a d’autre volonté que d’étendre ses privilèges et museler tout ce qui pourrait y faire obstacle.

Les masques tombent :

  • - nous pister pour nous punir et pas nous dépister pour nous soigner
  • - plus d’insultes, de coups et de morts que de réponses
  • - survie des plus aptes et condamnation des vulnérables
  • - tarir les sources de vie et de création
  • - nous habituer à accepter la réduction de nos espaces de liberté et généraliser la méfiance et la crainte.

En réalité, ils sont en train de tester notre souplesse à courber l’échine. Par exemple : « stopcovid » pour nous tracer, nous dénoncer et nous isoler, la loi AVIA, la censure des réseaux, la proposition de loi interdisant de filmer la police (aveu de sa culpabilité !), menaces et amendes de toutes sortes pour des banderoles, des manifestations masquées et distanciées etc ... etc … Ils manipulent la peur et la punition pour nous asservir.

Pourtant, peu nombreux sont les tyrans ou les imposteurs : « Comment se fait-il qu’ils obéissent (les gens maltraités), alors que, s’ils s’unissaient, à eux tous, collectivement, ils l’emporteraient évidemment ? » (F. Gros dans « Désobéir »)

La réponse de Simone Weil (la philosophe, pas la ministre) : « Le peuple n’est pas soumis bien qu’il soit le nombre, mais parce qu’il est le nombre ».

Eh oui... si la majorité ne triomphe pas, c’est qu’il lui est difficile de trouver un souffle commun. Et nous sommes précisément dans ce moment où nous cherchons notre souffle commun. Il se dessine car ça carbure dans les têtes. Les initiatives de définitions et d’actions pour une vie digne pour tous sont nombreuses. Les tentatives de donner corps à notre colère aussi.

L’Histoire ne se fait pas en jour ni même en une année. Mais aujourd’hui la fin d’un monde est sensible : celui de la prédation capitaliste des hommes et de la nature qui mène à un désastre évident pour beaucoup d’entre nous. Voilà que le peuple se met à la politique, il veut reprendre la main sur son destin, après le long sommeil du « consommateur », il aspire à corriger le malheur qui s’abat sur lui et il sait comment faire ! Un autre monde est possible et il le sait et il l’invente sous de multiples formes. Et nous devons propager partout ces possibles qui naissent.

Aucune société gouvernée par la force ne dure. Et celles qui triomphent sont celles de l’entraide et de la coopération.

La résistance à la cruauté et à l’absurdité de ce système est en germination. Nous avons un devoir d’écoute et de contamination. Ce gouvernement court pour ne pas tomber. Organisons de beaux croche-pieds, désobéissons et « que notre destin soit de lutter comme si le monde était un projet et nous ses ouvriers ». (Hector Bianciotti).

 

L’irrévérencieuse.


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La Rédac'

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